C’est bientôt le Beaujolais

Avec la rentrée, nous allons bientôt revoir fleurir les foires aux vins, mais surtout, nous aurons droit comme chaque année, au Beaujolais, qui cette année, à une petite touche de banane… Bien voyons… Donc voici un petit topo sur le Beaujolais, pour ne pas mourir idiot ! Son nom, qui dérive de Beaujeu, sa capitale historique, sonne comme un invité à la fête, à la convivialité, aux copains. Le Beaujolais, terre pourtant diverse, où la vigne ne s’est étendue qu’à une époque relativement récente, occupe une place de choix dans le cœur des Français car ses vins, rouges pour l’essentiel, évoquent 1′ambiance complice des bistrots et irriguent l’âme gauloise d’un sang de vérité. La vigne, cultivée ici depuis l’époque romaine, a connu des fortunes diverses: florissante au Moyen Âge, presque abandonnée au 17ème Siècle, elle bénéficie au 18ème Siècle. d’une véritable renaissance ; Lyon, « la pompe à beaujolais ››, cesse alors d’être le seul débouché et des convois sont acheminés vers Paris. Les marchés s’élargissent avec le développement des réseaux routier et ferroviaire, et la culture de la vigne devient une monoculture. Mais la grande trouvaille de la région, ce fut le beaujolais nouveau. Sitôt prêt, sitôt vendu. Dès les années 1950, Paris d’abord, puis la France et le monde, furent dès la mi-novembre, inondés d’un nectar simple, facile à boire et à comprendre. Après cette folie mercantile, on en revient aujourd’hui à redécouvrir les crus du Beaujolais, des vins très honorables exprimant toute la subtilité du terroir. Ce sont ces vins qu’il faut aller découvrir sur place, dans les caveaux toujours accueillants de vil1ages_nichés dans un paysage superbe de croupes opulentes couronnées de la coiffe sombre des forêts de pins Douglas. Quant aux vins… Trois appellations régionales: beaujolais, beaujolais-villages et les dix crus villages qui sont les suivants : morgon, saint-amour, chénas, brouilly, côte-de brouilly, juliénas, moulin-à-vent, régnié, chiroubles et fleurie. C’est une région de quasi-monocépage, avec le gamay noir à jus blanc qui parvient à une bonne maturité .sur les pentes des coteaux ensoleillés et donne des vins fruités. On produit aussi un peu moins de 10 O00 hl de beaujolais blanc à partir du cépage chardonnay. Si vous aimez les vins et que vous voulez en savoir plus, une seule adresse : Cours d’œnologie.

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