Quand les cadres découvrent le pruneau

Certaines entreprises deviennent intéressées par l’agriculture, non pour trouver de nouveaux débouchés, mais pour faire réfléchir leurs cadres supérieurs « hors de la boite ». En témoigne l’activité florissante d’une agence spécialisée dans les séminaires qui vient d’organiser le ramassage des pruneaux d’Agen dans une propriété avec une centaine de cadres venus du monde entier, pour découvrir une tradition, mais aussi pour en savoir plus sur les pruneaux. Originaire de Chine, la prune fut rapportée de Damas par les croisés, au 13ème siècle. Mais ce sont les moines de l’abbaye de Clairac qui, en la greffant avec une variété locale, ont donné naissance à la prune d’enze. « Enter ›› signifiant « greffer ›› en vieux français. Détruit par le terrible hiver de 1709, le verger Quercynois se déplaça vers le Sud-Ouest pour s’installer sur les coteaux situés autour de Villeneuve-sur-Lot. Embarqués sur des gabarres depuis Agen pour rejoindre les ports de la façade atlantique de l’Europe, le pruneau adopta alors très vite le nom de son port d’expédition. Récoltée entre la mi-août et la mi-septembre, la prune doit être à parfaite maturité pour donner le meilleur pruneau. Selon les producteurs, les prunes les plus mûres devraient presque tomber toutes seules de l’arbre. La transformation, elle, est d’une grande simplicité: le fruit est lavé, puis séché durant 24 heures en étuve. Devenus pruneaux, ces derniers sont ensuite calibrés et stockés en chambres froides, jusqu’à l’expédition, avec cependant une dernière étape, avant qu’ils ne soient conditionnés: la ré-hydratation. En respectant un taux de 35 % maximum d’humidité, pour pouvoir conserver son appellation « pruneau d’Agen ››. Une ré-hydratation à 40 % ou plus donnera des pruneaux dits « moelleux ›› ou « surhumidifiés ››, mais ils ne sont alors plus considérés comme étant de véritables pruneaux d’Agen. Consommé nature, en crème, en pâte, en jus, au sirop ou sous forme de confiserie, le pruneau d’Agen peut être fourré ou enrobé de chocolat. Riche en potassium et en cuivre, en vitamines et en antioxydants, il séduit aussi pour ses bienfaits nutritionnels, apportant un taux de fibres qui freinent l’absorption du cholestérol et contribuent au maintien de la satiété. Ce qui est intéressant bien évidemment est le partage d’expérience qui peut être tiré de ces rencontres improbables entre agricultures et cadres supérieurs n’ayant probablement jamais vu tout le cycle du végétal. Si cela vous intéresse, une agence reconnue pour ce type de prestations est l’Agence Séminaire (suivez le lien pour le contact), mais apprêtez vous à vous retroussez les manches !

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